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A l’opposé de cette beauté verdoyante, sur le rivage méditerranéen, reposent des vestiges de l’époque gallo romaine. Cette partie de Roquebrune sur Argens, les Issambres, tire son nom de « sinus sambracitanus », le golfe sinueux, dans lequel les navires romains trouvaient un abri sûr contre les tempêtes. Au creux de la calanque dite de « Bonne Eau », le vivier romain, un des derniers viviers encore en eau, continue à être balayé par le ressac. Une plaque explique sur place l’ingéniosité de son fonctionnement. De nombreux vestiges de cette période sont encore à découvrir tant la présence romaine a été importante dans cette Rome transalpine, cette « Provincia Romana » qui a laissé son nom à la Provence. La partie centrale de la commune, appelée « village millénaire », tire son nom d’une forme d’habitat continu depuis la fin du Xe siècle. Il s’agit certainement de la zone la plus riche en événements historiques. Les archives municipales, très nombreuses, en témoignent. De même, celles des trois abbayes provençales, Notre Dame de Montmajour à Arles, St Victor à Marseille et St Honorat sur les îles de Lérins, au large de Cannes, mentionnent Roquebrune sur Argens, puisqu’elles en furent les principaux propriétaires terriens. A partir de la fin du Xe siècle, Roquebrune va évoluer vers une de ses premières formes d’urbanisation. Les habitants décident de se placer sous la protection d’une enceinte fortifiée, épaulée par une maison forte : le castrum. Auparavant, ceux-ci vivaient dans une forme d’habitat dispersé, composé de petits hameaux placés sous la protection d’une chapelle (on en comptera jusqu’à 26). Cette évolution est due au départ des Sarrasins, chassés de leur repaire de Fraxinetum, de nos jours La Farde Freinet, par Guillaume 1er, dit « Le Libérateur ».
Jusqu’à nos jours, la tradition de Roquebrune sur Argens, passera par une forte émergence des activités agricoles. Parmi ces activités qui en ont fait autrefois le renom, on peut mentionner les cultures à partir de la forêt, jusqu’en 1923, tels les arbousiers dont les feuilles étaient utilisées pour le tannage du cuir ou les bouchonneries fournies en abondance par les chênes lièges épars sur les 6000 ha d’espaces verts et de forêts de la commune. De 1860 à 1914 la culture du ver à soie est prospère, alors que 1914 voit la plantation des premiers vignobles importants. A partir de 1940, on va associer la culture de vergers, tels les cerisiers, pruniers, pêchers, à la culture viticole. 1962 voit l’émergence des cultures horticoles sous serre. Quant à l’élevage ovin, il s’agit là également d’une tradition et ce, depuis le Moyen-âge avec une transhumance utilisant notamment les vallées de la Roya, de la Vésubie et du Verdon. Le XXe siècle, tout en étant profondément ancré dans son passé, se tourne, lui, vers le tourisme, grâce aux multiples facettes que la commune peut offrir.
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