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La Provence dissimule ses mystères derrière leur évidence – Jean Giono Les mamelons d'alentours étaient couverts de thym, de romarin, d'asphodèle, de buis et de lavande. Quelques coins de vigne, qui produisaient, du reste, un cru en renom , quelques lopins d'oliviers plantés dans les bas-fonds , quelques allées d'amandiers, tortus, noirauds et rabougris, dans la pierraille , puis, aux fentes des rochers, quelques figuiers sauvages. C'était là, clairsemée, toute la végétation de ce massif de collines. Le reste n'était que friche et roche concassée, mais qui sentait si bon ! L'odeur de la montagne, dès qu'il faisait du soleil, nous rendait ivres – Frédéric Mistral |